En ce moment, comme je l’ai déjà mentionné, nous recherchons une maison pour créer une nouvelle colloc dans Lille. Alors tous les jours, c’est recherche sur Internet, dans les agences, les journaux et, certainement le plus intéressant, dans la rue, le nez en l’air scrutant des yeux les fenêtres à la recherche du panneau magique « Maison à Louer ( pas cher ) ». Et Lille, comme Berlin et probablement toutes les métropoles, change.
A lille, ça construit. C’est pas souvent beau, des fois quand même mais pas vraiment souvent. Globalisation oblige, on retrouve les mêmes noms à longueur de chantier : Bouygues, Nordpac , Eiffage…. Inexorablement, inlassablement…
A force de voir les mêmes noms de constructeurs immobiliers, je me suis demandé si toutes les villes françaises n’allaient pas finir par se ressembler, trait pour trait, béton pour béton. A la longue, ce pourrait être la mort, ou tout au moins la raréfaction des styles architecturaux, des influences historiques et, quelque part, du patrimoine urbain.
Il faut bien avouer que je n’aime, ni ces entreprises ( trop copains avec Zébulon ) ni ce qu’elles construisent ( résidences asseptisées et souvent hyper sécurisées, ne tenant que peu compte du contexte, du quartier …), faisant de moi quelqu’un de relativement peu objectif.
La raison de toutes ces constructions, des tous ces chantiers, ce serait une politique municipale qui viserait à augmenter l’offre afin de répondre à la demande croissante tout en participant à la baisse des prix locatifs. Que de bons sentiments… Ca me laisse un peu perplexe, c’est sur ! Mais pourquoi notre mairie ne s’intéresse t elle pas à l’existant ? A Lille, nombre de maisons existent déjà mais sont inhabitées, de temps à autre laissées à l’abandon, toujours délaissées…
Je ne parle pas de cabanes coincées entre la voie ferrée et l’autoroute. Celles ci trouvent leur charme aux yeux de certains mais non, je fais référence à celles en plein cœur de Lille, dans des quartiers où les loyers sont élevés, dans des rues passantes et commerciales ou, au contraire dans des coins tranquilles et résidentiels. Le Vieux Lille, Wazemmes, Moulins et d’autres encore.
Alors voilà, le topo. Les maisons abandonnées ne demandent qu’à ne pas être oubliées. Que la mairie fasse pression pour les remettre sur pied et en état, sans attendre l’aide intéressée de charognards comme les énergumènes cités plus haut. Un logement pour tous, moins de spéculations immobilière payée par les contribuables, et des maisons pas moches et sans passé. Une maison ca vit, mais de temps à autre, cela doit revivre !
En voilà quelques unes pour commencer. Faites moi part des vôtres les amis.
Chez Momo n’a qu’a bien se tenir, c’est le prochain sur la liste !!
Plus de 10 mètres de façade sur la rue Gambetta, le tout abandonné sur 2 étages.